Le réseau des producteurs, des artisans, des restaurateurs et des consomm'acteurs !

La consomm'action commence par nous !

source : ministère de l'agriculture - août 2010

Les circuits courts de commercialisation des produits agricoles sont une activité non négligeable pour de nombreuses exploitations en France.

En effet, la vente directe concerne toutes les filières, surtout celles des fruits et légumes, de l’horticulture, de la viticulture et des filières animales. 4% des fruits et légumes achetés le sont en vente directe, ce pourcentage atteint 7% si l’on prend en compte l’ensemble des formes des circuits courts. Plus généralement, 16,3 % des exploitations agricoles font de la vente directe, dont 47% qui transforment les produits.

De nombreux pays sont concernés par le sujet du développement des circuits courts qui font l’objet d’un grand intérêt.


La démarche des circuits courts de commercialisation a toujours existé, mais elle tend à se développer depuis plusieurs années. Elle a pris des formes multiples, qui présentent la caractéristique commune d’améliorer la captation de valeur au bénéfice de la production. Parmi les typologies utilisées pour différencier les différentes formes de "circuits courts", celles faisant état de ventes directes d’une part (ventes collectives, marchés, ventes en tournée, à distance ou à domicile), de ventes indirectes d’autre part (via un intermédiaire tel qu’un restaurateur, un commerçant) sont certainement les plus décrites et les plus claires.

Les circuits courts constituent un mode de distribution complémentaire aux autres types de commercialisation

Les circuits courts permettent à certains producteurs de diversifier leur activité agricole. Ils permettent surtout de répondre à une forte demande des consommateurs. Ils apportent une réponse à une exigence... lire la suite sur le site du ministère


Source : TERRAECO.NET

mpaPanique chez les amateurs de grands cacaos : une variété sud-américaine s'incruste chez les petits artisans. Son rendement est fabuleux mais sa saveur médiocre. Faites entrer l'accusée.

Le chocolatier belge Pierre Marcolini connaît tous les producteurs de ses fèves de cacao par leur prénom. Pourquoi ? Parce qu'il contrôle toute sa filière, quand la plupart de ses confrères se fournissent auprès de mêmes maisons spécialisées ? il en existe deux ou trois ?, en matière première, en chocolat dit « de couverture ». Marcolini est, lui, parti à la recherche des meilleurs planteurs au Venezuela, à Madagascar et à Java. Désormais, il est autonome. Et parle de ses différents crus avec fierté. D'autant que leur diversité est, selon lui, menacée : « En Equateur, 30?% à 40?% des plantations anciennes sont arrachées au profit d'une espèce de moins bonne qualité, qui pousse en douze mois », alerte-t-il.

A l'ombre des bananiers

Son nom ? Le CCN 51. Les amateurs de grands crus de cacao en parlent comme du diable en personne. Cette bête noire est un hybride créé en Equateur dans les années 1970. Son rendement est extraordinaire. Quand il faut attendre plusieurs années pour que les variétés traditionnelles soient productives, le CCN 51 offre des cabosses en nombre ? autour de quatre fois plus ? dès la première ou deuxième année. Il est par ailleurs très résistant aux maladies.

Mais pourquoi dérange-t-il autant ? Primo, on lui reproche son goût médiocre. L'Equateur est le plus grand fournisseur au monde de cacao dit « fin », celui recherché par les gourmets. 75?% de sa production est classée dans cette catégorie par l'Organisation internationale du cacao. On vante partout les notes florales de sa variété « Arriba nacional ». Le CCN 51, moins savoureux et plus amer, commence à entacher cette réputation. Secundo, on accuse l'hybride de menacer la biodiversité. Depuis les années 1990 en Equateur, on voit surgir des rangées de CCN 51 à découvert. Contrairement aux autres variétés, ces cacaotiers nouvelle génération n'ont pas besoin de grandir à l'ombre d'autres arbres, comme les bananiers. « On ne peut pas dire qu'on sacrifie des forêts pour lui, affirme cependant Philippe Bastide, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), puisqu'on le plante généralement dans la savane, dans des zones sèches. Mais la monoculture, monovariétale, c'est toujours dangereux. »

Amour et passionnés

Et le CCN 51 marque des points hors de l'Equateur. Il s'installe au Brésil, au Pérou, en Bolivie? Va-t-il conquérir le monde ? « Il va très certainement se répandre encore beaucoup, estime le spécialiste de la filière cacao. Mais probablement pas sur d'autres continents. Il pourrait propager avec lui des maladies auxquelles les espèces américaines résistent mais qui ravageraient les plantations africaines. Je ne pense pas que les planteurs prendraient ce risque. »

La question du CCN 51 devrait donc rester cantonnée à l'Amérique du Sud. Mais, pour Laurence Alemanno, c'est « un problème classique de mondialisation ». Elle aussi a été chercheuse en cacao au Cirad. Depuis quelques années, elle déniche et vend, dans sa boutique Chocolatitudes du XIVe arrondissement de Paris, des chocolats produits avec amour par de petits artisans passionnés. « D'un côté, lance-t-elle, il y a l'uniformité, l'industrie, la grosse artillerie, le court terme. De l'autre, ceux qui bataillent pour la biodiversité, le goût, l'humanité ! »

Désirs de « choco-addicts »

« Les planteurs ont deux options, explique Philippe Bastide : soit produire plus pour gagner plus avec le CCN 51, soit cultiver mieux pour gagner davantage, avec des variétés plus rares. Le problème est que la seconde stratégie ne rapporte pas assez. Il ne faut pas rejeter le CCN 51 en bloc car cela leur donne accès au crédit et leur permet de se développer. » Une solution ? « Investir dans la recherche pour trouver d'autres espèces très productives. C'est le seul moyen pour répondre à la demande croissante de chocolat, sans menacer la diversité », conclut Philippe Bastide. Mais d'ici là, comment va-t-on assouvir nos désirs de « choco-addicts » exigeants ? Laurence Alemanno milite pour le « moins mais mieux » : « Il faut arrêter de tout vouloir sans limite ». Allez, un petit shoot ? en poule de Pâques, par exemple ? de bon chocolat noir, intense, riche en arômes, et ça repart ?

Connaissez-vous l’histoire du yaourt à la fraise, qui parcourt 9.115 km, de l’étable à notre table ? Et celle de la rose du Kenya, qui gratifie le lac Naivasha de quelques lampées de pesticides ? Avez-vous suivi le sachet de crevettes pêchées en mer du Nord, puis conditionnées au Maroc pour filer vers les restaurants de plage du nord de l’Europe ? Oui, certainement, vous les connaissez, ces histoires. Elles racontent notre époque, celle des splendeurs et misères de la mondialisation. Avouez, tout de même, qu’on ne vous avait pas encore fait le coup des lasagnes au cheval. Cette satire agro-financiaro-écologico-sanitaire démontre, une fois encore, que le parcours de nos aliments parle merveilleusement du monde tel qu’il va, ne va pas, ou pourrait aller mieux. La planète est devenue un terrain de jeu pour les spécialistes de l’optimisation des coûts, les professionnels de la logistique, les traders sur matières premières.

La division internationale du travail a enfanté des métiers insoupçonnables et fait le beurre d’intermédiaires en cascade. Mais il reste, aux deux extrémités, un goût plutôt amer. En amont, les producteurs se paient de queues de cerise. En aval, les consommateurs que nous sommes, maintenus dans un marketing agressif du prix le plus bas, ingérons des ersatz de nourriture. Les péripéties lasagno-chevalines auront peut-être pour vertu de nous rappeler que nous sommes les acteurs d’une chaîne alimentaire qui tourne à l’envers. Parce que nous leur avons demandé de remplir nos frigos à vil prix, nos agriculteurs se sont mués en techniciens, avec les conséquences que l’on sait pour la qualité des eaux et pour leur santé.

Triple passage en caisse

Loin de nous épargner, cette chaîne-là nous fait passer trois fois à la caisse. Une première fois au supermarché... lire la suite sur le site TerraEco.net 

Source : TerraEco.net mars 2013

Consommer reponsable - Comment faire ? - Source : www.ecolloctif.fr

" Devenons un peu pratico-pratique !

Comment manger responsable tout en gardant un budget convenable ?  Au delà du fameux « manger cinq fruits et légumes par jour, c’est bon pour la santé », centrer son alimentation sur la consommation de fruits et légumes – même si cela peut apparaître aujourd’hui comme quelque chose d’extravagant – est tout simplement normal, logique, cohérent. Pourquoi ? Parce qu’ils sont la base de notre alimentation depuis la nuit des temps, parce qu’ils proviennent avec toute simplicité (et une bonne dose de travail) de notre terre, parce qu’ils sont peu onéreux, et parce que : oui, en plus c’est bon pour la santé !

Alors plusieurs solutions se présentent à nous pour constituer cette base de notre alimentation quotidienne : AMAP, vente directe à la ferme, et - pour le cas présent - le marché hebdomadaire. Prenons un exemple simple : nous sommes trois personnes à la maison et nous avons choisi de faire notre marché deux fois par semaine afin de nous approvisionner en fruits et légumes (deux fois afin d’éviter les pertes en achetant trop de produits d’un seul coup).

Le mois de mars est un exemple assez intéressant parce qu’il constitue une sorte d’inter-saison pour les maraîchers (fin des légumes d’hiver et début des semis pour préparer la belle saison), et il est donc pour nous un peu plus difficile de trouver notre bonheur à cette période en achetant nos légumes et nos fruits auprès de nos chers producteurs locaux. Voilà donc un exemple tout frais de samedi dernier ainsi que les petites explications pratiques qui vont avec. Alors bien évidemment, cela constitue une base et non l’ensemble de notre alimentation... on ferait tous 30kg sinon.

Les légumes et fruits achetés sur le marché auprès de notre producteur bio :

- 5 poireaux (objectif : une tarte aux poireaux + une soupe)

- 5 carottes (objectif : salades de carottes râpées)

- 1 filet de pommes de terres (objectif : accompagnements divers + soupe)

- 1 chou (objectif : soupe)

- 1 salade + 200 gr de mâche (objectif : suspense… salades !)

- 1kg de pommes (objectif : dessert + salades… oui nous sommes un peu extravagants, on met des pommes dans notre salade).

- 3 radis noirs (objectif : pour l’apéro - épluchés et coupés finement…  avec juste du sel et du poivre, c’est génial).

Coût total : 15 euros pour 4 jours. Demain, c’est notre deuxième marché de la semaine… un timing parfait !

Et les deux petits plus du marché de samedi :

-Un pain d’un paysan-boulanger bio : 3 euros. Et une conservation sur plusieurs jours… oui ça existe sans agents conservateurs !

-Un morceau de tome de brebis : 8 euros… oui c’est un peu cher, mais nous avons opté pour acheter moins de fromages (aucun en supermarché) et de profiter de cette petite gourmandise avec un peu de retenue.

Et bien voilà, tout cela demande un peu de cuisine et d’imagination pour varier les plaisirs mais ça vaut le coup… Tout simplement parce que c’est un vrai bonheur de cuisiner ensemble et de se retrouver autour de la table entre consomm'acteurs ! "

Mission : manger fait-maison !

Un article très interessant du mag Terra-éco ! Manger local, fait-maison, et responsable, c'est possible mais ça demande quelques ajustements. En tous cas nous on y croit et on se débrouille pas mal.

Source : Terra-éco

" Le défi du mois lancé par la rédaction est de manger fait maison.

Voici une semaine typique chez nous, en ce moment (c’est mon mari qui cuisine) :
- lasagnes faites maison (cf comparatif de prix plus bas) OU burger faits maison (la seule portion de boeuf de la semaine) avec salade verte ou endives en salade
- quiche lorraine faite maison + légumes en conserve revenus dans l’huile (jardinière de légume ou haricot verts) ou Saucisse de Toulouse + purée Mousseline
- jambon à l’os à la découpe + pâtes en fin de semaine quand le frigo se vide
- pintade label rouge ou poulet acheté en AMAP avec pommes cuites et boulgour le we, ça nous fait plusieurs repas
- poisson du marché si on a eu le temps d’en acheter ou saumon fumé bio + riz
- oeufs au plat bio + pâtes ou omelette aux patates
- boulgour bio + lentilles vertes du Puy (le repas du soir végétarien de la semaine) avec un peu de jambon pour les enfants s’ils demandent. J’ajoute du Saint Agure c’est juste trop bon !! Il faut prendre le temps de faire cuire les aliments mais celà peut être du "temps masqué", au cours du repas par exemple. Nulle préparation ensuite, juste du fromage pour lier le tout, un régal.

S’il ne me reste plus rien pour le boulot le midi, je me fais un plat de pâtes + sardines en boîte, c’est un régal. On s’ouvre aussi parfois de la soupe Bio en brique, je n’ai pas le courage d’en faire.

Il y a beaucoup de féculents...heureusement les enfants mangent plus de légumes que les adultes : mon fils aîné mange tous les jours des légumes le midi chez la nounou (elle a un potager) ou à l’école, et nous faisons tous les jours pour notre petit (15 mois) de la purée maison avec les légumes de saison. On réserve le petits pots en cas de galère.

En fait nous achetons de temps en temps, peut-être pour deux repas par mois en moyenne, des plats tout prêts : parfois la paëlla ou la brandade de morue de notre Intermarché, ou une boîte de Cassoulet "gastronomique".

Comparatif de prix pour les lasagnes :
- faites maisons : 6 euros les 600 g de boeuf + 2 euros de sauce tomate fraîche + 1 euro de lait + 0.5 euros de farine + 0.5 euros de pâte lasagne sèches + 0.5 euros de gruyère = 10.5 euros pour 5 personnes soit 2 euros par personne
- industrielles au prix d’un Intermarché = les prix s’étalent de 1.52 euros pour 1 kg de lasagnes Top budget (bon là oui on est plus cher mais est-ce vraiment comparable !) à 3.29 euros pour 300 g dans une certaine marque. Il y a pas mal de produits à des prix intermédiaires, comme 500 g de lasagnes surgelées à 2 euros, donc 1 euros par personne. Donc sans surprise : manger du fait maison, si on en a le temps, permet un repas de qualité et à prix équivalent / moindre coût qu’en tout préparé ! Et bien sûr c’est seulement avec le fait-maison qu’on contrôle la qualité des produits : pas de colorants, épaississants, huile de palme, gélifiant, conservateurs...

Je vous ai détaillé ce qu’est une semaine type, on est assez régulier avec ce programme...mais bien sûr il y a des exceptions...comme la semaine qui vient de s’écouler. J’étais seule à la maison (mari en déplacement, enfants chez leurs grands-parents). Frigo vide. Journées de boulot épuisantes. Envie de gras et de me faire un plateau télé... Comme j’en avais marre des coquillettes / crème fraîche / gruyère, j’ai pris un soir un plat à emporté ...et le lendemain...craquage total ....un Mac Do. J’avoue j’aime le big mac et les deluxe potatoes....Je sais je sais, le Mac do c’est la mal bouffe, la manger-vite, la multinationale, le lavage de cerveau des enfants, l’as du greenwashing...mais voilà, je l’ai dit et je l’assume : je me fais un mac do de temps en temps !!! AHHHHH !! "

Une parodie de Star Wars, détournée pour la promotion de l'alimentation Bio ! Elle date de quelques années mais est toujours autant d'actualité ! Bon visionnage.