" Ma planète alimentaire, un réseau pour muscler le circuit court "

JE« En tant que consommateur je me suis souvent posé cette question : comment consommer des produits locaux et être assuré de leur qualité ? » Emmanuel Le Guernic, 34 ans, est pontivyen. Il a mûri deux ans son projet de mettre en relation les agriculteurs, les professionnels des métiers de bouche (artisans, commerçants, restaurateurs) et les consommateurs.

" De la ferme à l'assiette "

C'est devenu le challenge de Ma planète alimentaire, le réseau alimentaire que cet ingénieur qualité a créé à Locminé en juin dernier. Installée dans les locaux de la pépinière d'entreprises Pol@rty du Pigeon blanc, Ma planète alimentaire prend sa vitesse de croisière et rassemble déjà 152 adhérents répartis à part égale entre producteurs, artisans-commerçants et restaurateurs. Selon Emmanuel Le Guernic, ce type de structure est unique en France.

À ses côtés, Julien Kerforn, 30 ans, est chargé du développement. Quatre animatrices relais couvrent le Morbihan et le Finistère. D'autres relais sont en cours de recrutement pour les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine.

« Les professionnels ont le nez dans le guidon de leur entreprise. Ils n'ont pas le temps de se rencontrer, de prospecter », explique Julien Kerforn. Son rôle : les réunir dans le cadre de circuits courts de l'alimentaire. « C'est aussi mettre en valeur leur savoir-faire de la ferme à l'assiette. » Une assiette dressée sur la table familiale ou celle des restaurants qui veulent jouer aussi la carte de la qualité et de la traçabilité. Pour cela, ils recherchent les meilleurs produits au juste prix en réduisant le nombre d'intermédiaires.

Ma planète alimentaire ne déploie pas à tous vents le drapeau du bio ni du commerce équitable. « Juste celui de la qualité et des prix. Derrière un produit, il y a des hommes, des femmes, une histoire, une expérience, un savoir-faire, au-delà d'une simple affiche publicitaire. »

Mais encore, à travers un nouveau site internet, mettre de nombreux autres outils au service des professionnels adhérents. « Ces outils leur permettront de travailler davantage en circuit court et d'améliorer leurs pratiques professionnelles et de consommation. »